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RDR REPRESENTATION ITALIE |
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![]() DELEGUE GENERAL ITALIE Cissé Seydou e-mail:rdrit@katamail.com |
COOPERATION CHINE/AFRIQUE
ATTENTION A’
L’INFLUENCE DE LA CHINE DANS LA RESOLUTION DE LA CRISE
IVOIRIENNE A TRAVERS LE SYSTEME ONUSIEN
Le Patriote No. 2145 du Lundi 27 Novembre 2006 De Mao Zedong à nos jours, la coopération économique, diplomatique, et politique sino-africaine, est devenue est une réalité. Le dernier sommet sino-africain illustre l’offensive économique du géant d’Asie vers le continent africain, et cela donne une nouvelle orientation à la globalisation économique. La nouvelle donne économique avec la Chine, change la traditionnelle coopération nord/sud et multilatérale. Pendant que les Etats Unis développent l’internationalisme démocratique à la faveur de l’aventure irakienne, la Chine développe une nouvelle doctrine de coopération économique non basée sur les conditionnalités comme le respect des droits de l’homme et la démocratie. L’Afrique jusque là a vécu et subit la voie unidirectionnelle occidentale avec les impositions des institutions financières de Breton Wood contrôlées par les grandes puissances. Analysons la coopération nord/sud depuis nos indépendances pour comprendre ce qui n’a pas marché jusque là dans la coopération au développement. Après les indépendances, nombreux ont été les pays africains qui ont investit dans la formation de leurs ressortissants dans les grandes écoles occidentales en vue de pallier aux insuffisances dans plusieurs domaines. Quarante ans après, l’Afrique a t’elle encore besoin de dire au monde développé qu’elle n’a pas de cadres compétents et qualifiés? L’ensemble du continent africain, depuis plusieurs décennies n’a certainement pas bénéficié des investissements importants ou un transfert honnête de technologie comme cela a été en Asie de la part les occidentaux. Un des fléaux qui ont freiné le développement du continent africain, est certainement celle de la dette contractée auprès des institutions financières internationales. S’il est justifiable l’attitude de ces institutions, compte tenu de leurs cahiers de charge, les hommes politiques occidentaux ont été complices ensemble à nos chefs d’états de l’échec du développement économique et social du continent. Les institutions de Breton Wood n’ayant pas vocation à être des maisons de charité ont joué sur leurs bénéfices comme toute institution financière, à travers des emprunts à moyen long terme à nos pays. Ce qui n’a pas été suffisamment expliqué c’est le service de la dette dans certaines circonstances. Peut-on dire que les pays occidentaux ont abusé de la naïveté des gouvernements africains ? Si nous tenons compte des retards économiques et sociaux que subissent nos états vis-à-vis des autres continents. Certainement le remboursement des dettes, et le service accompagné par les conditionnalités de ces emprunts auprès ces institutions financières n’ont été bien comprises par les peuples. Les plans d’ajustements structuraux imposés le FMI, ont certainement freiné quelque part le développement économique et social de certains pays africains. Ces conditionnalités ont permis aux occidentaux de comprendre le désastre économique d’une Afrique malade. L’Afrique a besoin de compétir sur un marché mondial ou certains producteurs de produits agricoles bénéficient de subventions d’états et malheureusement pas pour les producteurs africains. Dans ces conditions peut-on parler d’un commerce équitable entre nord/sud ? Le développement économique et social du continent dépend avant tout d’échanges équitables sur un marché mondial, ou le paysan africain vit du fruit de son travail, selon les accords de l’OMC. L’aide publique au développement n’a pas donné des résultats satisfaisants dans la décennie 1960/70, c’est ainsi qu’en 1971 l’assemblée générale de l’Onu va décider que les pays développés octroient 0,7 de leur PNB à la coopération au développement. Au jour d’aujourd’hui, rares sont les pays développés qui ont effectivement octroyé 0,7% de leur PNB l'aide publique pour le développement du continent. Cela démontre le manque de volonté des pays développés à faire de l’Afrique un pole de développement économique et social. Avec la nouvelle coopération sino-africaine, il faut peut-être espérer plus d’ouverture économique, et une approche différente du développement du continent. L’Afrique étant le berceau des matières premières, la Chine va-t-elle prendre le chemin du transfert du “know how” pour la transformation de nos matières premières dans nos pays ? Vu que nos économies sont basées sur les exportations. La globalisation économique doit aller de paire avec la démocratie, l’occident est dans cette lancée, mais à y voir de prêt beaucoup reste à faire au niveau du continent africain au chapitre du développement humain et la démocratie. Dans ce contexte, peut-on reprocher à la Chine d’avoir une approche différente sur sa coopération avec le continent africain. D’aucun ont vite fait de dire que la Chine est entrain de re-coloniser le continent avec des offres économiques qui, certainement n’apporteront pas grand-chose à moyen et long terme compte tenu des contraintes qu’elle devra affronter en matière du respect des règles de l’OMC, et son rapprochement au Fmi. Le partenariat entre la Chine et l’Afrique présente certainement des avantages en matières d’échanges commerciaux, mais peut-elle être une alternative à celle de l’Europe et l’Amérique ? Cette coopération présente certainement une nouvelle vision des échanges Nord/sud/ et sud/sud ou l’absence de conditionnalités reste un avantage pour certains pays du continent. Le model de développement industriel en court dans les pays développés a fait son temps vu les délocalisations vers des zones de la planète ou l’on peut produire moins chère, pour donner un exemple: un ingénieur chinois perçoit comme indemnité mensuelle de 300,00€, son collègue l’Italie perçoit 3500,00€. Contrairement aux pays européen, qui ont longtemps délaissé l’Afrique, le géant asiatique re-invente un nouveau partenariat stratégique dans plusieurs secteurs économiques. Politiquement la Chine veut accroître le rôle dans les institutions internationales, et cela lui permettra de mettre en place un réseau d’alliés africains. Pékin en matière infra-structurelle construit des voies ferrées, des hôpitaux, des réseaux de communication à travers tout le continent, ne tenant compte de ses intérêts politiques et commerciaux. Il y’a aujourd’hui une compétition entre les deux géants de l’économie mondiale, les Etats Unis et la Chine pour accéder aux ressources d’hydrocarbures et les matières premières, et cela se manifeste dans les pays africains producteurs de pétrole. Il n’y a pas que l’Afrique qui est intéressé à la Chine, les pays européens font la queue pour investir dans ce pays. Les occidentaux ont cette fois ci compris que la Chine est un vaste marché ou le transfert de certaines technologies et les délocalisations des entreprises ne peuvent qu’être bénéfiques à cause de la main d’œuvre qualifiée qui coûte dix à quinze fois moins cher. Aujourd’hui l’économie chinoise croit à un taux à deux chiffres, elle a besoin des matières premières de l’Afrique, mais la question qu’on doit se poser est-ce que cette Chine va les acheter au prix fort ignorant les règles du marché international ou à travers une « clause spéciale de la nation la plus favorisée » ou "des accords spéciaux" pour certaines matières premières en provenance de l’Afrique. Il est bon de souligner que l’occident tente de raviver la vielle règle du commerce international, la « théorie des coûts comparés » laissant la Chine se spécialiser dans la production certains produits manufacturés, tout en se spécialisant dans la production de certains produits de luxe, la recherche et les technologies de pointes. Depuis quelques années la Chine est devenue un marché juteux ou les grandes firmes occidentales s’y installent, Renauld, Peugeot, pour ne citer que celles là. L’Afrique dans ce grand chamboulement des échanges commerciaux doit-elle rester sans agir ? Le continent ne représente aujourd’hui que 3% du commerce mondial, elle à une opportunité avec la Chine pour redessiner la coopération internationale et surtout les équilibres des influences diplomatiques dans le monde. Fort de ses expériences les Chinois sont insensibles aux critiques sur le respect droits de l’homme et l’instauration de la démocratie. Que gagne ou perd l’Afrique dans ce contexte de globalisation et l’ouverture de Chine à notre continent, dans un premier temps le transfert des produits manufacturés vers nos pays sont concurrentiels à ceux des occidentaux, et les emprunts à des taux d’intérêt intéressants par apport aux traditionnelles institutions de breton wood. Dans le système onusien la Chine pour des raisons économiques utilise sa place de membre permanent au conseil de sécurité pour influencer les résolutions des controverses politiques dans certains pays africains et dans le monde. La nouvelle lutte d’influence diplomatique entre la Chine et les occidentaux est désormais lancée, si les USA utilisent leur droit de veto pour rejeter toutes résolutions contre Israël dans le cadre du conflit israélo-palestinien, il faut craindre que dans un avenir proche la Chine n’utilise son droit de veto pour défendre les dictateurs sur le continent africain. La France vient de vivre l’amère expérience avec la dernière résolution 1721 sur la Cote D’Ivoire ou la Chine a imposé des modifications sur le texte. Le quête des matières premières est devenue importante pour la Chine pour son développement industriel, et cela passe par une multiplication de ces appuis politiques et diplomatique sur le continent. En Cote d’Ivoire, de la résolution 1464 en passant par la 1633 jusqu’à la 1721 le dictateur Gbagbo Laurent continue de faire croire au monde que la Constitution de notre pays, qui est d’ailleurs l’une des causes de la guerre est sa boussole sans autre forme prise de position de la communauté internationale. La règle élémentaire généralement connue par tous états qui ratifient les traités internationaux, savent que ces traités sont au-dessus des lois nationales. La Cote d’ivoire semble être une exception ou malheureusement la France, et certains membres du Conseil de Sécurité n’arrivent pas à imposer une résolution claire sur la crise en cours, à cause de la position réticente de la Chine et ses alliés. Les résolutions de l’Onu sont-elles devenues une « géométrie variable » ou leurs applications varient selon les intérêts de grandes nations ? Dans ce contexte faut-il craindre que la crise ne s’enlise, face à une la communauté internationale indécise avec Chine qui ne voit que ses intérêts économiques et accords commerciaux en Cote d’Ivoire La communauté internationale pourra t’elle dans un proche avenir décider d’imposer ses points de vue dans les zones de crise sur le continent africain? Ou de sanctionner ceux qui bloquent le processus de crise comme en Cote d’Ivoire. Nombreux sont les pays africains qu violent les règles élémentaires des droits de l’homme. La Chine en possession de droit veto au Conseil de Sécurité ne sera pas certainement muette vis-à-vis de résolutions à venir sur les crises sur le continent vu son nouveau partenariat économique. Les dernières résolutions sur le Soudan et la Cote d’Ivoire en illustrent la nouvelle position de la Chine au plan politique et diplomatique, et cela doit alerter les autres membres du Conseil Sécurité afin de reformer le système onusien qui manque d’objectivité dans certaines circonstances. Il est question d'éviter dans un avenir proche que ce « cénacle » ne devienne un instrument de lutte d’influence économique, stratégique et diplomatique entre pays industrialisés au détriment du continent africain. La nouvelle Chine est devenue la quatrième économie du monde devant la France, en l’espace d’une décennie, elle a réussi à battre en brèche les théories jusque là inculquées dans les chaires d’économie dans les universités. Certes, la Chine est une particularité dans l’économie mondiale avec une monnaie dévaluée vis-à-vis du dollar, qui rend ces produits très accessibles et intéressants sur le marché international. Dans cette lancée pour la conquête des marchés africains, la Chine est insensible aux critiques sur son appui aux régimes peu respectueux du droit de l’homme sur le continent. Le dernier sommet Chine/Afrique regroupant 48 pays sonne la fin d’une époque dans la coopération nord/sud et multilatérale. Il faut aussi souligner l’échec des sommets franco-africain qui ont vu le jour en 1973, sans être accompagnés par de vrais plans de développement du continent. Le sommet sino-africain entérine l’échec de trente-trois ans de politique africaine française. La coopération économique entre la Chine et l’Afrique est en marche, les contrats annoncés portent sur 1,9 milliards de dollars, le doublement de l’aide au développement, et l’annulation de dettes ouvre une nouvelle forme de partenariat économique. La vision pragmatique du partenariat sino-africaine poussera certainement les occidentaux à réviser leur vision de la coopération au développement. Concernant la situation politique en Cote d’Ivoire, il me semble opportun de lancer un cri d’alarme vers l’opposition civile, qui jusque là, a concentré sa stratégie de la sortie de crise sur les prises de position de la communauté internationale. Avec l’actuelle position de la Chine au Conseil de Sécurité sur la Cote d’Ivoire et vis-à-vis de Gbagbo Laurent, qui bénéficie de son appui, et l’entrée de l’Afrique du sud prochainement comme membre du conseil en janvier 2007 pour deux ans, il faut craindre l’enlisement de la crise. Les ramifications politiques et économiques entre l’Afrique du sud d’une part vers les grandes puissances et la Russie, de la Chine et l’Afrique du sud vers la Cote d’Ivoire d’autre part, ne permettront pas au Conseil de Sécurité de sanctionner les responsables des blocages durant la transition en cours. Vu les propositions de sanctions contre des dirigeants politiques comme AFFI N’guessan et KOULIBALY Mamadou qui ont appelé à la haine et à la violence, ont été épargnés et défendus par la Chine au Conseil de Sécurité. La nouvelle coopération économique et politique entre chine et la Cote d’Ivoire est une bonne chose, mais si cette coopération doit se traduire dans la défense du dictateur en place, cela risque d’être dommageable à la résolution de la crise en cours dans notre pays. La résolution 1721 présentée par la France dans sa première formulation n’a pas obtenu l’appui nécessaire des membres du Conseil de Sécurité à cause des différents lobbying menés par le pouvoir en place vers la Chine, la Russie, et d’autres puissances. La globalisation économique se politise, et met fin à l’influence française dans son « pré carré » africain, vu la nouvelle doctrine économique mondiale qui pousse forcement les pays riches à revoir leurs relations économiques et politiques avec les pays en voie de développement. L’internationalisme démocratique inventé les USA, perdra son influence à court terme à la faveur du nouveau partenariat économique, stratégique, et diplomatique inventée par la Chine vers le moyen et proche orient et surtout vers les pays africains. La coopération sino-africaine, doit interpeller tous les défenseurs de la démocratie et des droits de l’homme en Afrique vu le manque de conditionnalités. Si la Chine ne veut gagner son partenariat économique en Afrique, elle se doit de nous épargner son appui aux dictateurs du continent et surtout en Cote d’Ivoire. Le développement économique et social de l’Afrique passe par une stabilité politique, et celle-ci ne s'obtient que la par la voie démocratique, le respect des droits de l’homme et la Chine doit en tenir compte. La coopération économique ivoiro-chinoise ne trouvera son bonheur qu’à travers l’application de la résolution 1721, et l’organisation d’une élection présidentielle transparente et irréprochable, le retour de la paix en Cote d’Ivoire. CISSE Seydou, citoyen ivoirien Rome La disparition de Félix Houphouët Boigny le 07 décembre 1993, marque le début de la décadence politique, économique et diplomatique de notre pays dans la sous-région, en Afrique et dans le monde. Jamais, au temps du « Vieux » une quelconque décision politique majeure était prise dans la sous-région et en Afrique sans son avis. Le 07 décembre 1993 marque un coup d’arrêt à l’influence de notre pays au niveau international Je voudrais ici donner quelques
La décadence diplomatique de la Côte
d’ivoire
aspects qui
certainement éclaireront ceux qui ne suivent pas forcement
l’actualité nationale et internationale au quotidien.La succession du «Vieux» à la tête de notre pays fut mal négociée sur le plan politique, même si au vue de la constitution il n’y avait rien à dire. Le Président Bédié, dauphin constitutionnel, succéda en décembre 1993 au Père de la Nation avec la volonté de réussir. Houphouët Boigny, rappelons le avait fondé son audience nationale et internationale sur le dialogue, la cohésion nationale, la concertation, la promotion permanente de la paix et l’intégration sous régionale. La question que tous les observateurs se sont posés après la mort du « Vieux » était de savoir si M. Bédié était capable de gérer le lourd héritage du Président Houphouët. Il est évident que le fondateur du RDA (Rassemblement Démocratique Africain) avait des capacités hors norme, et pouvait compter sur les énormes ressources agricoles de notre pays pour peser dans la sous-région, et influencer sur le plan économique et politique toutes les décisions au sein des organisations sous-régionales, continentales, et internationales. Le succès politique du « Vieux » fut essentiellement basé sur l’intégration politique et économique de la sous-région avec plusieurs initiatives qui feront de lui un leader incontesté. Le miracle économique de notre pays l’aidera à jouer ce rôle de leader dans la sous-région et en Afrique vu la présence massive des ressortissants de la région dans notre pays. Cette réussite économique sera accompagnée par une politique de la main tendue aux pays voisins. La France du général de Gaule, de Pompidou, de Giscard d’Estaing et même celle de François Mitterrand, feront d’Houphouët Boigny un interlocuteur privilégié en Afrique Le Président était un visionnaire en matière de politique internationale. Le dialogue avec le régime politique de l’Apartheid en Afrique du Sud a été critiqué par la communauté internationale, mais l’histoire lui donna raison pour sa politique de la main tendue. Le successeur du Président Houphouët Boigny ne suivra pas la politique de la main tendue. La nouvelle politique de l’« Ivoirité » ouvrira une parenthèse malheureuse qui influencera négativement par la suite les évènements politiques dans le pays. Le coup d’état de décembre 1999 arriva en plein débat sur l’Ivoirité. Mais la transition militaire va être dévoyée par les agents du FPI qui avaient noyauté le régime du Général Guéi. La promesse de démocratie de l’après le coup d’Etat n’a pas été tenue. L’élection de Laurent Gbagbo en octobre 2000 ne fera que confirmer, la politique d’exclusion et exacerber la fragilité de la situation politique du pays. La purge au sein de l’administration et l’armée confirmera en fait, que les frontistes allaient directement vers un échec dans la gestion de l’état. Les économistes de la refondation vont faire croire aux Ivoiriens que la croissance économique est de retour. Cependant, l’on constatera la dégradation du tissu social, et le pillage systématique des revenus des agriculteurs avec la création de multiples structures de régulation du marché du café et cacao On assistera à l’affaiblissement du rôle politique de notre pays dans le concert sous-régional. Les relations avec les pays voisins se dégradent quand le pouvoir FPI s’est mis à accuser les pays voisins de complicité dans des préparations de coup d’Etat en Cote d’Ivoire. Le forum de réconciliation nationale de 2001 ne servira à rien puisque les résolutions resteront lettres mortes, alors que la communauté internationale avait fortement souhaité leur application, gage de reprise de la coopération économique avec la Cote d’Ivoire. Le chef de l’Etat Laurent Gbagbo va déclarer à la clôture du forum, devant les ambassadeurs accrédités auprès de notre pays et invités de marque que l’article 35 de la constitution a été fait spécialement pour éliminer son adversaire Alassane D. OUATTARA de la compétition présidentielle. Cette déclaration du chef de l’Etat marquera à jamais, le caractère arbitraire de notre loi fondamentale. L’histoire nous enseigne que lorsque les peuples n’obtiennent pas leur liberté et leur droit à travers les lois de nation et la clairvoyance des hommes politiques, ils l’acquièrent à travers la lutte. LA FIN DE L’INFLUENCE DE NOTRE PAYS EN AFRIQUE ET DANS LE MONDE L’élection de notre compatriote Essy Amara à la tête de l’OUA indiquera clairement le début de la décadence politique de notre pays sur la scène africaine. La fin de l’époque où notre pays avait voix au chapitre, puisque le Président Gbagbo reconnaîtra que sans l’aide du Président Bongo il n’y aura pas eu d’Essy Amara à l’OUA. Si le président Ivoirien faisait de l’élection d’Essy Amara à la tête de l’OUA à Lusaka en 2001 le retour de la Cote d’ivoire sur la scène africaine et internationale, notre diplomatie sera hélas, incapable de relancer l’image de notre pays sur le continent. La Côte d’Ivoire certes reste un géant économique en Afrique, mais avec Laurent Gbagbo elle est devenue un nain sur le plan politique et diplomatique. Avec la refondation, l’on découvre hélas une nouvelle race d’ambassadeurs militants, sans expérience, et un ministre des Affaires Etrangères politiquement marqué et presque sans ambition. La diplomatie ivoirienne sera incapable de remonter les lacunes de la première élection d’Essy à l’OUA, vu qu’il ne sera pas reconduit pour diriger la nouvelle UA. Le 19 septembre 2002, marque un coup d’arrêt de la politique, fondé sur la duplicité. La refondation avait promis le changement avec l’école gratuite, une amélioration des conditions de vie des Ivoiriens. Mais la Cote d’ Ivoire ne retrouvera pas sa place dans le concert des nations respectées. La délocalisation de BAD (Banque africaine de développement) à Tunis, confirmera l’image dégradée d’une Cote d’Ivoire en perte de vitesse. La gestion calamiteuse de la chose publique avec la corruption, l’exclusion, la xénophobie, et la criminalité croissante accompagnée par une cacophonie au sein des Institutions de la République démontreront l’agonie d’un socialisme tropical balbutiant et anarchique. Les pays de la sous-région vont tendre la main à la Cote d’ivoire avec le cessez-le-feu entre belligérants. Mais les frontistes ne feront rien pour apaiser la situation avec les pays voisins. Les négociations pour le retour de la paix ne feront que confirmer le manque de volonté politique des frontistes, de Lomé en passant par Linas-Marcoussis, puis Accra et Pretoria. La refondation fera obstacle en permanence au retour de la paix à travers l’invocation permanente du respect de la constitution et les manifestations les « jeunes patriotes ». Les accords de Marcoussis convertis en résolution 1464 du conseil sécurité, ne seront pas appliqués par le Président Laurent Gbagbo et ses partisans. L’engagement de la communauté internationale à assister notre pays pour le retour de la paix va rapidement être mis en mal par le chef de l’Etat. En politique extérieure les services se paient comptant. Le Chef de l’Etat ivoirien a toujours négligé le respect de ses engagements. De la France, au Conseil de Sécurité en passant par la CEDEAO, et l’UA, M. Laurent Gbagbo réussira à faire l’unanimité autour de sa personne comme étant le principal responsable des blocages au processus de paix. L’ex-Premier ministre Seydou Diarra a échoué à cause du refus de Gbagbo Laurent de déléguer les pouvoirs nécessaires pour la sortie de crise. Avec le nouveau Premier Ministre Charles Konan Banny, nommé par la résolution 1633 en 2005, le comportement du chef de l’Etat. Il a posé de nombreux biais à l’application de la feuille de route. Dans ce contexte politique incertain, un retour de la paix est-il possible sans le départ du président Laurent Gbagbo ? Si nous sommes tous d’accord que les blocages actuels sont dus à la constitution en vigueur alors il me semble honnête que nous ayons le courage de la suspendre sans hésiter. Les chantiers les plus importants sont ceux de l’identification de tous les citoyens, et le désarmement de tous les belligérants afin de permettre à la CEI d’organiser une élection présidentielle transparente et irréprochable pour cicatriser les causes de la crise. CONCLUSION Notre décadence politique et diplomatique a commencé le 07 décembre 1993 après la mort du Président Houphouët et notre retour sur la scène internationale, n’est pas pour demain compte tenu de la situation politique actuelle dans le pays. Les successeurs d’Houphouët, sont tous comptables de la crise que nous vivons aujourd’hui. Le respect d’un pays de nos jours dépend d’un certain nombre de critères dont la bonne gouvernance, la démocratie et l’Etat de droit. Et notre pays ne respecte aucun de ses critères malheureusement. Il faut tout simplement reconnaître que notre pays n’est pas un exemple de démocratie dans la sous-région et en Afrique. Le président Laurent Gbagbo considéré pendant longtemps comme opposant historique, a fini par décevoir tous ceux qui avaient espéré voir établir de la démocratie en Côte d’Ivoire avec son accession au pouvoir. Notre pays a perdu du temps à travers les querelles de clocher en refusant de reconnaître le charisme du Dr Alassane D. Ouattara. Aujourd’hui, nous avons honnêtement besoin de l’homme d’Etat ADO, son profil s’y prête pour relancer notre pays dans le concert des nations émergentes. Henry KISSINGER dans un ouvrage intitulé « DIPLOMATIE » édité par Fayard, écrit, page 97 : « l’homme d’Etat se juge, entre autres, à sa capacité de distinguer le caractère éphémère des décisions tactiques et les intérêts à longue échéance de son pays, et de concevoir une stratégie adéquate pour servir ceux-ci » Chers compatriotes mon plaidoyer pour la relance de notre pays sur le plan économique et sur la scène internationale, doit se faire avec une personnalité qui a le charisme et les compétences nécessaires, le Dr ADO a suffisamment démontré sa capacité à faire entendre la voix de notre pays dans le monde. Il est question de remettre notre pays sur les rails du développement à travers une sélection et une valorisation des compétences. Sauvons notre pays de la précarité économique et politique au niveau international. Notre pays doit devenir un Etat de droit, avec la bonne gouvernance, seules voies pour redorer le blason de notre pays dans la sous-région et dans le concert des nations émergentes. Le rétablissement de la dignité nationale passe forcement par cette voie. Cissé Seydou citoyen Ivoirien |
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